Bonacci Rosalbino

Rosalbino Bonacci a gagné son ciel

Rosalbino a gagné son ciel
L’église Saint-Rémi de Bertrange était trop petite, hier, à l’occasion des obsèques de Rosalbino Bonacci, le père du Tour de Moselle cycliste. « Rien ne sera plus comme avant. »
Photo RL RosalbinoPhoto Photo Armand FLOHR RL

Jusqu’au bout de ses forces, Rosalbino Bonacci aura accompagné le Tour de Moselle et témoigné de sa passion pour le monde du cyclisme. Photo Armand FLOHR Jusqu’au bout de ses forces, Rosalbino Bonacci aura accompagné le Tour de Moselle et témoigné de sa passion pour le monde du cyclisme.
La où il y a une volonté, il y a un chemin.
» Rosalbino Bonacci, qui pendant vingt-cinq ans a présidé le Cyclo-sport thionvillois, aurait pu faire de cette phrase sa devise.

L’homme avait une volonté hors norme. À 18 ans, il avait quitté son village natal de Calabre pour migrer à pied à travers les Alpes vers la France et construire sa vie et sa famille. Il avait été conducteur de train chez De Wendel puis la passion du vélo l’avait emporté.

Tous ceux qui, hier, le pleuraient, savaient combien l’homme était authentique, rayonnant, dynamique et bon, ça ne s’oublie pas.

« De sa vie, il a su faire quelque chose de bien », entendait-on.

À la demande de la famille, Alain Thomas, la voix du Tour de Moselle, lut un joli texte émanant de ses proches. Un texte qui disait la joie de Rosalbino de retrouver son frère Benito, décédé en 2001, au paradis. Un texte qui, avec humeur, imaginait les deux hommes déjà penchés sur le parcours du Tour du Paradis.

« Aujourd’hui, on peut dire que rien ne sera plus comme avant », disait de son côté, Éric Chanson, le président qui lui a succédé.

Mais personne ne voudra dilapider l’héritage. Il est immense car c’est une leçon de vie et de passion.
A. Z.
(Article paru le samedi 28 janvier dans le Républicain Lorrain)